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Conversations: Rolling a New Blog
Mercredi 4 décembre par Doc Searls
Seul le lien original doté d'un fil de conversations/réactions fait office de référence - Traduction en cours Christophe Ducamp

Quels sont les choix auxquels nous devons faire face au milieu d'un phénomène explosif

Dave Winer commença à me supplier de me dépêcher pour produire un Weblog lors de la parution sur le Web du Cluetrain Manifesto qui suscita beaucoup d'attention en mars 1999.  Dave insista sur le fait que les Carnets Web étaient essentiels vers ce qu'il appela plus tard la "phase de mise en oeuvre" du Cluetrain. Il avait aussi toute confiance en ma plume (légere en style et lourde en liens) qui convenait idéalement pour le Weblog-- et n'exigeait pas beaucoup d'énergie de ma part tant pour démarrer que pour se développer.

Durant l'été nous écrivions le Livre Cluetrain qui allait devenir un "bestseller" l'année suivante. Peu de temps après, je commençais à réaliser que Dave avait raison : les weblogs livraient la promesse originelle du Web, le faisant passer d'un modèle de sites "statiques" à une bibliothèque croissante de liens mis à jour constamment et de journaux inter-liés. Pour parvenir à cela, Dave et sa société, Userland, faisaient plus que créer simplement un outil de publication de weblog (quelque chose à vendre, ou à donner) ; ils étaient aussi en train de créer et de publier des standards comme XML-RPC, SOAP et RSS, qui élargissent la catégorie pour tous et rendent possible toutes sortes de bidouillages amusants.

Ainsi en novembre 1999, je créais le Cluetrain Weblog, dont la signature "The Continuing End of Business as Usual", qui ajoutait "continuing" à la signature du livre à paraître Cluetrain. Le premier billet contenait des notes d'instruction que m'adressait Dave. Le second, deux jours plus tard, valorisait ce que les différents auteurs du Cluetrain étaient prêts à faire. (dans mon cas, Linux Journal).

Après quelques mois il devint clair que l'effort de groupe se réduisait au mien c'est tout. Les Blogs, et je le découvrais, sont fondamentalement très personnels. Mes co-auteurs du Cluetrain Chris "RageBoy" Locke et David Weinberger, jugeaient qu'ils devaient plutôt produire leurs propres carnets. Ainsi je retirais la marque the Cluetrain Weblog en mai 2000 et modifiait le nom en Doc Searls Weblog. Ce qui est toujours le cas depuis.

La plupart des jours, je ne prends pas plus d'une demi-heure par jour, au total, sur mon carnet. Parfois plus, bien sûr, mais souvent moins. Je considère mon carnet comme une cheminée. Chaque contribution est un enregistrement que je lance en haut de la flamme pour raviver le feu. La plupart de ces enregistrements sont des réponses publiques à des courriers électroniques privés. Le reste provient de visites sur mon défileur (une liste publique de signets sur mon Carnet) ou de pointeurs sur d'autres pages.

En dépit (ou peut-être à cause) de la nature personnelle et privée de mon carnet, cela m'a donné une crédibilité auprès d'un plus large public (ndt much larger persona). Google trouve 76,900 documents sur le Web qui contiennent mon nom; la majorité pointent vers mon weblog. Un retour sur investissement plutôt spectaculaire.

Les Carnets ont du succès, je crois, parce qu'il sont extrêmement proches de l'esprit originel du Web comme Tim Berners-Lee le conçut à son début. En fait Dave Winer crédite TBL d'avoir écrit le premier "blog" :

Le premier "weblog" était le premier site web, www.cern.ch, le site construit par Tim Berners-Lee au CERN. A partir de cette page TBL pointait vers tous les nouveaux sites au fur et  à mesure de leurs arrivées en ligne. Heureusement, le contenu de ce site a été archivé au World Wide Web Consortium. (Merci à Karl Dubost pour le lien.)

Relier les sources et les créditer est une pratique éthique et journalistique qui a été un standard Web dès le début. C'est aussi un standard largement oublié ou ignoré des grands médias, éditeurs et les "je-veux-en-être", qui considèrent le Net comme rien de plus qu'un système de plomberie pour distribuer du "contenu" au "consommateurs". Telle est la raison pour laquelle les weblogs sont des journaux et pas seulement des "sites". C'est aussi pourquoi Google, qui classe ses trouvailles en fonction du nombre et de la qualité des liens entrants, apparaît comme le favori des weblogs. 

Google est une société commerciale dont les services sont devenus de facto une infrastructure web. Cela se vérifie particulièrement pour les Carnets Web, qui font un usage plus généreux de non seulement du moteur de recherche Google mais aussi de ses APIs (application programming interface), qui permettent des interrogations automatisées à partir des programmes.

Les services de Google et les APIs font partie d'une infrastructure croissante des sites et services, la plupart modifiés ensemble par des développeurs indépendants entreprenants. Technorati, par exemple, fait attention aux liens les plus récents entre les Weblogs (allant un peu plus loin que les "referrers logs") et organise l'information dans des "listes de surveillance" et bien d'autres choses utiles. Si je veux que Technorati me dise qui est en train de lier mon carnet, je peux interroger sur le site ou payer un pourboire de 5$  par an pour une "watchlist" qui m'est envoyée par courrier électronique.

Technorati est la création de David Sifry, un cofondateur de Linuxcare et Sputnik. C'est un bel exemple de programme LAMP --fondé sur la de facto plateforme Linux, Apache, MySQL et une ou plus des trois Ps : Python, PHP et Perl. Et c'est déjà une source indispensable d'enregistrements pour ma cheminée, même s'il n'a que quelques jours. Hier Google trouvait 526 mentions de Technorati sur le Web ; aujourd'hui il en trouve 1 080. Je suis sûr que le nombre sera bientôt de quelques milliers, comme ce fut le cas pour le Blogging Ecosystem de Phillip Pearson qui maintient 2 listes Top 300 : une pour les carnets les plus hyperliés et une autre pour les carnets qui hyperlient le plus. Le mien est actuellement classé n°13 sur les deux listes.

Tant Technorati que le Blogging Ecosystem ont été rendus possible en large partie par RSS, le dialecte XML dont l'abréviation signifie vraiment really simple syndication. Grâce aux RSS, chaque histoire que vous lisez sur le site web du Linux Journal (y compris cet article) est automatiquement syndiquée automatiquement vers quiconque veut lire et la pointer. RSS ne laisse pas seulement les éditeurs nourrir les Google News, mais laisse aussi Google News elle nourrit toute personne autre qui veut lire ce qui est envoyé.

RSS est une cause de la croissance en taille et en profondeur du phénomène Weblog ; l'API Blogger en est une autre. Non seulement utilisée par Blogger (le logiciel de publication de carnet le plus populaire, au moins en nombre d'inscrits), mais aussi par Radio Userland et Movable Type, les deux autres grands meneurs parmi les systèmes de carneticiels. Grâce à cette API, David Sifry fut aussi capable de bricoler des méthodes pour publier vers divers types de logiciels de weblogs à partir du courrier électronique ou de Jabber.

Il existe beaucoup bricolages de ce type, tout comme il existe beaucoup d'autres types de carneticiels. Sourceforge à lui seul recense des dizaines de logiciels de blogs (carneticiels ?) à divers degrés de finition. Dans la veine LAMP, Geeklog et CafeLog sont basés sur PHP et utilisent MySQL. En fait, tant PHP-Nuke que PostNuke sont suffisamment flexibles pour servir de carneticiels. Tel est le cas de Scoop de Rusty Foster écrit en Perl, comme Movable Type. Roller est écrit en Java pour des environnement J2EE (en fait, il existe une véritable communauté de carnetiers Java). Slashcode se qualifie aussi de carneticiel. La liste continue, et elle est longue.

Pour prétendre être un carnet, le seuil de publication doit être bas ; il en va de même pour les corrections. Si un rédacteur apprend (habituellement de la part de ses lecteurs) qu'un lien est brisé ou quelque chose est mal orthographié, il ou elle a besoin d'être capable de modifier les choses rapidement et facilement.

Le modèle idéal pour la facilité est le courrier électronique. On devrait être capable d'écrire un carnet aussi facilement qu'un message de courrier élecronique-- plus facilement, si c'est possible. En fait, le courrier électronique devrait être disponible comme une option d'écriture. (A la limite de ma connaissance, ce n'est qu'une option dans la plupart des cas même s'il y a quelques tentatives.)

Bien qu'il soit difficile de tomber une définition des carnets web, il n'est pas difficile de lister quelques caractéristiques basiques sans lesquelles un carnet ne peut vivre. Si vous répondez oui à ces questions, votre carneticiel se qualifie pour le label :

  1. Un utilisateur peut-il poster dynamiquement vers un site ?
  2. Un administrateur peut-il limiter qui envoie les messages vers la page d'accueil ?
  3. Un utilisateur peut-il éditer dans un navigateur (au minimum) ou un autre outil de son choix ?
  4. Produit-il des fils RSS ?
  5. Chaque envoi bénéficie-t'il d'une URL permanente (ou "permalien") ?
  6. Est-ce que les envois en cours ont une URL unique ?
  7. Les navigateurs peuvent-ils remonter dans les archives ?
  8. Les archives sont-elles stables et sécurisées des "pourritures" (ndt rot ???)

Les trois grands se qualifient sur tous ces terrains. C'est aussi le cas de la majorité des autres mentionnés plus loin. Un qui ne se qualifie pas encore (il ne produit pas de fils RSS) c'est GreyMatter de Noah Gray, largement considéré comme le système original de publication de weblog en open-source. Noah a décidé d'arrêter de travailler sur le projet en 2001, mais la source est toujours disponible, si quelqu'un veut la récupérer. Elle est écrite en Perl et bénéficie d'une licence GPL.

"Les Marchés sont des Conversations" : c'est la première thèse du Cluetrain et selon la mesure de Google il y a un long parcours entre les Trois Grands et le reste des Carnéticiels mentionnés ici. Regardez quelques requêtes sur Google (nom + weblog), et vous obtenez ces résultats (en date du 1° décembre) :

Mais les liens racontent une histoire différente. Dans le Blogging Ecosystem, les résultats laissent apparaître :

GreyMatter, Geeklog et Roller ne sont pas mentionnés. En d'autres mots, ils ne passent pas le Top 300. Mais ce n'est pas un choc pour eux. Le phénomène weblog est encore jeune ; nous parlons ici d'opportunité.

C'est la raison pour laquelle nous avons essayé différents carneticiels au Linux Journal, hébergés sur un serveur aimablement fourni par Penguin Computing. Plus précisément, nous travaillons sur un article à propos des weblogs à paraître pour le numéro du Linux Journal à paraître en mars 2003, écrit par Dave Sifry et moi-même. (Technorati, en fait, est né de cet essai.)

La plupart de nos efforts se sont tournés sur Movable Type, qui est le seul des trois grands qui s'héberge sur Linux. C'est aussi le seul qui semble avoir en ce moment la plus grande force vive dans la communauté de développement Linux. Le code source est disponible pour l'utilisateur final, bien qu'il ne soit pas sous licence open-source. MT offre deux licences de sa propriété (of its own) : une gratuite (une bière) pour un usage non commercial et une à 150 USD pour un usage commercial. Même si cela disqualifie Movable Type comme option pour beaucoup de rédacteurs et d'éditeurs qui préférent utiliser du logiciel gratuit (y compris Linux Journal), beaucoup d'autres qui soutiennent l'Open Source et les Mouvements pour le Logiciel Libre (tels que l'Electronic Frontier Foundation et Creative Commons) considèrent MT comme le meilleur choix disponible--au moins à ce jour. A nouveau, il est encore tôt.

La conclusion de l'article se concentre sur les sujets et choix pour deux groupes :

  1. Les utilisateurs qui veulent monter un Carnet Web et commencent à écrire sur le Web.
  2. Les administrateurs systèmes et les autres doués pour le script et la programmation qui envisagent soit de mettre au point un logiciel de weblog ou de gérer ou modifier un système déjà en place.

Le choix est confus dans les 2 catégories. Par exemple, ni Radio Userland ni Blogger ne tourne sur Linux (les deux fonctionnent sur Windows ; Radio Userland fonctionne aussi sur OS X). Mais les deux vous permettent de publier à partir de n'importe quel serveur vers lequel vous pouvez téléverser (FTP) vos informations et servir HTTP. Par exemple, pour installer un carnet Blogger, allez sur Blogger.com, créez un compte et faites le pointer vers votre serveur FTP avec votre nom d'utilisateur, mot de passe et répertoire de votre serveur Web HTML. Dans Debian le répertoire par défaut est /var/www. Sur Red Hat, c'est /home/httpd/html. C'est un système de publication de carnet très simple et facile à mettre en route, un choix facile pour quiconque veut s'y mettre -même un bidouilleur qui ne veut pas être ennuyé à reconstruire tout à partir de zéro.

Mais pour des situations comme la nôtre ici au Linux Journal, le choix devient un peu plus compliqué. Devons-nous rester collés avec PHP-Nuke, que nous utilisons maintenant pour notre propre site web ? Devons-nous bricoler sur quelque chose comme Geeklog et le construire nous-mêmes ? Comment nous différencier (et organiser) des carnets individuels et des collectuels (group blogs ?) au sein de la même organisation ? A quel degré voulons-nous être impliqués dans le développement de carnéticiel, aussi bien que pour les utiliser ?

Nous connaissons beaucoup d'entre vous qui se posent les mêmes types de questions. Telle est la raison pour laquelle nous aimerions entendre votre avis sur les choix que vous prendriez dans votre situation et ce que vous avez pu faire pour les résoudre.

Ajoutez vos commentaires ici ou écrivez-moi directement.

Doc Searls est rédacteur en chef du Linux Journal.

*ndt : Movable Type ayant été mal orthographié par le Doc : une requête google "movable type weblog" donne 78 300...

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Attention, traduction en cours. Merci Doc !

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