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C'était le 30 septembre dernier : AlwaysOn diffusait une interview en 5 parties de Ross Mayfield le CEO de Socialtext à propos de toutes sortes de choses... Mais le site "Always On" avait oublié (et c'est toujours le cas dans l'instant wiki !) de placer un hyperlien vers la seconde partie. Les choses sont désormais réparées. Ross a diffusé les hyperliens sur son blog  :

Ci-dessous un premier brouillon de traduction à retravailler. Ce brouillon pourra après un premier remaniement contribuer à compléter la page ouverte à la correction sur le CraoWiki  : Comment Utiliser les Wikis dans le Business ?

Pourquoi Wiki ?

AlwaysOn interviewe le CEO de Socialtext Ross Mayfield et trouve un mouvement vers un réseau social venant du bas qui pourrait émerger dans votre société.

AlwaysOn : Comment fonctionne un wiki ?

Mayfield: Avec un wiki, à la différence du web à une voie, tout le monde peut venir sur un site web et le transformer en web à deux voies. Vous cliquez dessus ou sur "éditez cette page" et commencez à saisir vos données à la volée. Vous n'avez pas besoin de connaître quelque HTML ou code. Vous cliquez sur "Sauvegarder," et vous revenez du mode édition vers le mode affichage. Wikipedia est un site web qui en a un.

AlwaysOn : D'où provient ce nom ?

Mayfield : Ward Cunningham, ce type vraiment cool qui était membre de notre conseil, a inventé quelque chose comme un hypercard pour le web pour cette communauté autour de Portland. Il était assis à l'aéroport d'Honolulu en train d'essayer d'imaginer comment il pouvait appeler cette chose. Il a vu le bus Wiki Wiki passer et s'est dit, "Oh, c'est un bon nom comme n'importe quel nom".. "En Hawaïen, "wiki wiki" veut dire "très vite." Aussi, l'a t'il appelé le WikiWikiWeb—il a été raccourci  ensuite par les gens pour devenir "wiki". Voilà d'où vient le nom.

Le truc cool est que ça s'est passé il y a dix ans. C'est une vieille technologie open-source qui a graduellement saturé la communauté en ligne des programmeurs pour parvenir à cet usage qui tombe à pic - rien d'autre. Personne ne l'a pompée. Personne ne l'a promue. Nous avions plus d'un million de téléchargements de sources uniquement constituées de wikis open source. Les principales plates-formes ont connu une croissance de 200% par an. Vous pouvez aller dans n'importe quel département ou division des T.I. au sein de n'importe quel grand compte, et il y aura un wiki où les personnes communiquent sur des projets et écrivent des documentations. Ainsi, tout comme les blogs, cela a démarré par une belle révolution culturelle qui s'est poursuivie sur la façon d'utiliser cet outil vraiment mortellement simple et croissant en popularité. Et ces choses sont entrées dans l'entreprise en partant du bas pour remonter vers le haut.

AlwaysOn : Pourquoi cela a t'il pris tant de temps pour que les personnes l'adoptent ?

Mayfield : Oui, bien disons que la simplicité est une sorte de chose amusante. Si quelque chose dans le monde de l'entreprise est vraiment, vraiment simple, les gens ne le prennent pas au sérieusement. Je veux dire par là que c'est le classique dilemne de l'innovateur, non ? Les grands comptes ne prennent pas en compte les choses qui semblent trop simples et trop bon marché pour être vraiment disruptives pour leurs marques  et ce quels que puissent être leurs produits, n'est ce pas ? Fondamentalement, ce qui s'est passé est que wiki a été un outil - un outil initialement conçu pour des programmeurs de type geeks et hackers. Ce que nous avons vu était cette grande opportunité où d'un côté vous aviez ce modèle immense d'exigence qui a décollé du bas vers le haut à l'intérieur de ces entreprises. Aussi, nous nous sommes demandés, "Et si vous produisiez un wiki même encore plus simple ?" Et c'est la véritable idée disruptive. Et si nous le rendions suffisamment facile à utiliser non seulement pour les personnes dotées de talents de programmation, mais aussi pour des personnes normales, pour n'importe qui ? Et nous avons produit quelque chose qui pourrait s'adapter à l'intérieur de l'infrastructure existante de l'entreprise ; le substrat de tous ces autres systèmes. De fait, les choses ennuyeuses que nous devons faire - comme l'intégration avec l'annuaire de l'entreprise, le monitoring, le backup, le stockage et les solutions de recherche - en font quelque chose qui devient aussi merveilleux que ne l'est un utilitaire comme l'email, mais seulement pour de la communication entre groupes.

AlwaysOn : Il y a eu une tendance des personnes à téléverser et poster de plus en plus de choses sur le web. Est-ce simplement pour ces personnes un moyen naturel de faire connaissance avec le web ? Un "Oh regarde, je peux aller dessus et trouver un paquet de trucs qui ont été postés, et maintenant ils ont fait que c'est plus facile, ainsi je peux tout aussi bien poster et partager."

Mayfield : C'est exactement ce qui se passe. Si vous y réfléchissez, nous avons passé les vingt dernières années ou plus à développer cette infrastructure. Maintenant, le défi est de construire l'infrastructure sociale. Nous avons eu cette masse critique d'utilisateurs en ligne, et maintenant nous  disposons d'une quantité décente de bande passante. En dehors de cela, vous avez des comportements très complexes. Pensez à ça. Les geeks et hackers ont fait ça et ça ; ils ont utilisé l'infrastructure comme un outil social pour communiquer sur des forums, l'e-mailing, utilisé des listes de diffusion et ainsi de suite. L'aspect intéressant n'est pas simplement qu'ils communiquaient et collaboraient, mais que cela leur laissait suffisamment du temps pour se montrer solidaires pour inventer quelque chose. Dans ce cas, ils ont inventé l'open source, un tout nouveau modèle pour produire des choses qui n'étaient pas guidées par les structures du marché avec des prix ou des sociétés avec des contrats. Au lieu de cela, vous aviez cette sphère de personnes auto-organisées —bon, pas complètement auto-organisées — menée par des incentives sociaux. C'était une chose complètement différente qui les a motivés et les a aidés à s'organiser ; et à produire des biens que ce soit des biens d'information ou tout autre chose.
Et ainsi de suite, si vous regardez ce qui se passe, d'abord parce que le logiciel et l'open source sont secoués, vous avez la même chose qui se repasse. C'est ce que vous faites dans les médias, non ? Que voyons-nous ? Nous avons utilisé ce processus monolithique par lequel vous pouviez obtenir toutes sortes d'actualités - un réseau broadcast, n'est-ce pas ? En quelque sorte, ceci est plus en train de migrer d'un réseau menu-vers-menu, non ? Brusquement, tout ce qui s'est passé est que les coûts de la publication personnelle, les coûts de formation de groupes et bien d'autres choses qui laissent advenir plus d'interactions sociales complexes — tous ces coûts sont tombés à zéro ? Ainsi, le monde des médias est en train d'expérimenter la même chose, que ce soit pour la campagne politique de Dean ou toutes les autres industries ; les mêmes disruptions similaires sont en train d'arriver. Désolé pour avoir ramené Dean sur le tapis.

Ceci est le premier des cinq extraits d'un entretien avec Ross Mayfield produit par Tony Perkins et Rich Seidner de Always On.

Découvrez pourquoi le CEO de Socialtext pense que les wikis et groupes de travail sont du même domaine - et
pourquoi l'e-mail n'est que du spam.

Vous le voyez sur Wikipedia. Nous avons une collaboration à une échelle qui ne s'est jamais passé auparavant. Ceci fait partie de ce qui est nouveau. Vous avez des millions d'étrangers qui se font confiance les uns les autres, à partager et créer une ressource commune. Cette même chose commence à se passer maintenant à l'intérieur des sociétés. Ce que cela veut dire, est qu'au lieu du domaine d'expertise pour savoir qui est l'Archevêque de Canterbury ou qui ne l'est pas, on parle d'un processus spécifique en affaires qui est autrement dissimulé. Ceci est la forme de savoir tacite qui n'a autrement été retrouvée que dans l'email. Brusquement, c'est en train d'être partagé en tant que média. La plupart de ce phénomène repose simplement sur des personnes qui ont des conversations plus ouvertes. La même activité de communication qui se produit dans l'email, peut, en tant que produit dérivé, se produire à travers wiki et développer une riche base de connaissances que tout le monde peut toucher et taper à tout moment.

AlwaysOn : J'entends dire que les gens disent que cela réduit vraiment l'e-mail parce que vous n'envoyez pas à part d'email à tout le monde.

Mayfield : Je le formulerais ainsi. Vous avez un problème avec l'email appelé le "spam occupationnel". C'est le moment où vous mettez en copie carbone (cc) ou en copie carbone aveugle (bcc) ; vous poussez l'email à devenir un médium de grande diffusion. Google dit que cela représente environ 30% de l'email. Nous avons trouvé la même mesure. La chose intéressante néanmoins est quand vous donnez aux personnes une alternative ; un moyen avec lequel elles peuvent communiquer d'une personne vers un groupe général, ou même de façon menu-vers-menu et un espace conçu pour une interaction menu-à-menu, vous obtenez une efficacité toute simple. L'email est un réseau de point à point, avec ce grand bazar. Beaucoup de gens jouent au volleyball avec l'email. Personne ne sait quelle pièce-jointe est la dernière version. Vous ne communiquez pas très clairement, pas très efficacement ou pas réellement. La différence avec un espace de travail wiki est que c'est un espace privé pour un groupe. J'envoie un email dans l'espace de travail ; il se transforme en page wiki. Je peux le taguer. Je peux le router vers un blog. Puis quand je consomme l'information, ce que je peux faire... Véritablement je ne vais même pas consommer ; je hais ce mot. Je peux ensuite choisir ce à quoi je veux m'abonner en utilisant un fil RSS. Est-ce que je m'abonne à ce journal projet  parce que suis un membre de l'équipe projet ? Ou est-ce que je ne le fais pas ? Et j'ai le choix, ou non, parce qu'il y a encore plus de transparence. Ainsi, quand j'ai du temps libre, je peux y aller et explorer la périphérie de toute mon information. C'est un meilleur chemin.

AlwaysOn : Si vous vous abonnez à un fil RSS wiki, êtes-vous notifié à chaque fois que quelqu'un poste quelque chose ?

Mayfield : Vous avez le choix. Vous pouvez choisir : "Est-ce que je veux m'abonner aux modifications récentes ?" qui est un fil de chaque édition, chaque modification. Ou, en tant que sous-ensemble de cet espace, il existe des fils étant générés pour chaque tag et pour chaque blog. Par exemple, je peux être actif sur quelques-uns des projets et avoir besoin d'être notifié sur tout, et il peut y avoir d'autres projets où je ne le suis pas. Je peux avoir de multiples espaces de travail wiki et avoir le contrôle, non seulement à travers RSS, mais à travers des notifications par email. Dans un espace de travail, vous pourriez vouloir être informé dans la seconde où quelque chose se passe ; dans un autre, peut-être une fois par jour, dans un autre, peut-être une fois par semaine. Et c'est un modèle de pôle de gestion de l'attention. Pensez à l'e-mail. Ce n'est que simplement de l'information étant poussée dans votre boîte de réception. Vous n'avez aucun contrôle ; pas de bouton pour vous désabonner. Aussi, ce que fait vraiment le pôle modèle est de laisser les individus choisir comment gérer leurs propres flux d'information, ce qui est quelque chose que les designers systèmes ne peuvent plus faire de façon plus optimale que les individus ne peuvent le faire eux-mêmes.

Ceci est le second des cinq extraits d'un entretien avec Ross Mayfield produit par Tony Perkins et Rich Seidner de Always On.

AlwaysOn : Comment cela est-t'il monitoré ?

Mayfield : Les sociétés ont des outils qui se brancheront pour échanger et surveiller l'e-mail. Elles gardent des enregistrements qui font tourner des filtres ou rejettent certaines formes de langage.

AlwaysOn : Non, c'est du 100% et ceci concerne votre pop mail.

Mayfield : Je n'utilise jamais hot mail.

AlwaysOn : POP mail.

Mayfield : Oh, POP mail.

AlwaysOn : Ainsi, les sociétés voient vos affaires personnelles, et elles les observent — et elles en ont le droit. Les tribunaux ont accepté cela parce que vous utilisez leurs actifs matériels pour le faire.

Mayfield : Oui, c'est juste. Ainsi, que ce soit une société ou que ce soit aussi un gouvernement, quand elles ont le moindre bout d'une piste.

AlwaysOn : Oui, vous aimeriez mieux ne pas travailler pour un grand compte. [Rires]

Mayfield : Ceci a amené les personnes à utiliser un compte personnel et privé au travail. Les gens se connectent par leurs webmails et retrouvent ainsi leur intimité. Dans n'importe quel cas, les gens trouvent des moyens de contourner les interdits quand ils en ont besoin. Ou si leur département T.I. ne leur fournit pas un bon outil de collaboration —pas pour nous décrire en termes criminels—elles trouveront une solution. Mais la chose intéressante est que c'est une opportunité merveilleuse, et je pense cela pour tout le logiciel social—parce qu'il existe une certaine forme de risque dans cette nouvelle transparence. Vous avez une opportunité d'éduquer vos collaborateurs à ce qui est approprié et ce qui ne l'est pas.
Beaucoup de gens sont en train d'adopter le blog public externe pour la recherche de frayeur. Les sociétés sont effrayées des gens qui tiennent des conversations sur leurs marques. Elles s'imaginent qu'elles doivent sauter dans le train. Un tapis de bombe dans le pire des cas ; dans le meilleurs des cas, la participation. A l'intérieur d'une société, c'est moins une question de peur et plus véritablement une question d'ambition. Les gens sont en train d'adopter le blog pour la recherche d'un avantage compétitif—savoir si c'est ma société vs sa société ou mon collaborateur vs son collaborateur ou moi contre quelqu'un d'autre. Le résultat fait que mis à part cette peur, nous avons par exemple des sociétés qui viennent nous voir et nous disent, "OK, nous cherchons à nous engager dans le blog public. Nous sommes aussi intéressés de la façon dont cet outil est beaucoup moins cher que les trucs que nous avons essayés auparavant et qui n'ont soit jamais été adoptés ou n'ont jamais fonctionnés."
Nous aidons d'abord les gens à tenir des conversations. Avoir un groupe de personnes qui pourrait finir par devenir des blogueurs à l'extérieur ; les aider à démarrer le blog en interne. Leur faire apprendre de cette expérience. Faire que les compagnies esquissent une politique de blog comme l'a fait IBM sur le wiki interne, avant de s'engager dans tout ce qui est public. De cette façon, les gens peuvent comprendre les vertus d'une certaine forme de culture à travailler ouvertement. Ils peuvent comprendre les risques qui sont déjà présents parce que toutes ces politiques de blog sont déjà couvertes par d'autres politiques, et ils passent à travers avec l'email, simplement un petit peu plus tôt. Tout le monde à tout moment peut envoyer un e-mail à Tony avec un scoop. Ainsi il n'y a rien de vraiment nouveau ici, mais la perception que c'est quelque chose de nouveau qui fournit l'opportunité d'éduquer.

AlwaysOn : Je peux admettre qu'un wiki est une sorte de fonctionnalité, je me trompe, qu'il devrait être omniprésent. Les gens devraient pouvoir être capables aisément et spontanément de créer des wikis et de disposer tous des paramètres généraux qui ont été réglés vers ce wiki ou tout ce que vous voulez. Et puis, ce pourrait être complètement basé sur le web et théoriquement à l'extérieur du pare-feu. Je veux dire par là, je suppose que j'ai simplement amené ce qu'il faut de conspiration. Je pressens qu'il n'y a rien sur mon email qui soit intéressant au point que je voudrais m'en soucier. Si vous êtes vraiment ennuyé, allez-y et lisez mon email. Je suppose que je ne relève pas d'un état d'esprit paranoïaque. Ainsi si mes équipes de collaborateurs commençaient à démarrer des wikis à tous les endroits, je pourrais moins m'en soucier. Et s'ils pensaient que c'était un bon outil, ils pourraient collaborer et toutes ces sortes de choses. Aussi comment ressent t'il cela du point de vue du portefeuille d'affaires ? Qui va être payé et quels sont les types de sociétés qui vont faire de l'argent ?

Mayfield : Sur les wikis en général ? La beauté de cela est que ce n'est pas tout le monde qui va faire de l'argent. Je sais que cela ne jouera pas bien pour votre audience.

AlwaysOn : Ce n'est absolument pas vrai. Il y a beaucoup d'intérêt. Nous avons simplement vu Friendster tomber à pic désormais et sortir son CEO.

Mayfield : Et de même pour Spoke.

Ceci est le troisième extrait d'un entretien avec Ross Mayfield produite par Tony Perkins et Rich Seidner de Always On.

(...) Ainsi, ce que nous avons  est conçu pour être un modèle d'affaires. Je regarde vraiment les enchères comme la chose que vous pouvez offrir aux clients, vous devez avoir ça, le jour et l'ancienneté, où le logiciel d'entreprise est absolument mort. Vous devez avoir des méthodes low-cost de vente, de marketing, de support, de service et d'opération. Et puis au dessus de tout cela, ce que nous faisons est beaucoup de la valeur que nous fournissons aujourd'hui. Je serai honnête, ce n'est pas simplement dans le produit. C'est quelque chose que nous pouvons simplement faire dans une démo. C'est dans l'expertise—vous avez cet outil vraiment déstructuré qui fonctionne en ayant un accord social sur la façon de l'utiliser et a toutes ces expériences dans le bon contexte du "Comment montez-vous un intranet qui fonctionne ? Qu'avez-vous besoin de faire pour éduquer, déployer, implémenter ?" Cette sorte de chose molle et floue fait aussi beaucoup de ce qui compte.

AlwaysOn : La bottom line est qu'il y a un jeu vers le fournisseur de service de logiciel wiki ; les types qui vont sortir l'argent dans les affaires qui font le plus de sens parce que vous pouvez voir votre retour sur investissement à utiliser un wiki. Ainsi le marché du wiki va être en sorte un secteur à part qui ne serait pas —et je suis certain que vous entendez ça tout le temps—absorbé par la suite Microsoft Office ou toute autre application logicielle.

Mayfield : Il y a toujours le problème Microsoft. Mais beaucoup de gens sont en compétition contre Microsoft de façon vraiment efficace, tout particulièrement ceux ayant une stratégie open-source. Particulièrement ceux qui ont derrière eux des phénomènes très grands, surtout consommateurs.

AlwaysOn : Avez-vous une stratégie open-source ?

Mayfield : Oui.

AlwaysOn : Et comment cela fonctionne ?

Mayfield : C'est vraiment génial. Si cela fonctionne ? Nous avons un produit open source que nous supportons et sur lequel nous contribuons appelé Kwiki. Je dirais que 20% de notre code est basé sur Kwiki. Un bon nombre de fonctionnalités que nous venons juste de produire dans notre dernière version proviennent d'abord des plugins de Kwiki, [et furent ensuite] développés conjointement avec la communauté. Kwiki est utilisé partout. C'est une sorte de favori de la foule Slashdot. Vous le trouverez dans des entreprises comme le Yahoo Developer Wiki, qui est, par exemple motorisé par Kwiki. Et c'est un produit qui se porte mieux de jour en jour. Nos produits commerciaux ajoutent quelque différenciation au produit lui-même.

AlwaysOn : Ainsi Kwiki était simplement un wiki open-source et vous avez décidé de monter dessus et de l'utiliser ?

Mayfield : Nous avons embauché un type appelé Brian Ingerson. Ingee est son nom ; il a créé Kwiki. Quand nous avons porté Ingee au board, nous avons réarchitecturé notre produit sur le top du coeur de Kwiki, de façon à ce qu'il puisse partager la même infrastructure de plugin. Kwiki est connu comme le wiki le plus rapide, le plus facile et le plus modulaire et sensible.

AlwaysOn : Ainsi vous avez cuisiné cela à l'intérieur de votre hébergeur.

Mayfield :  Nous avons cuisiné cela à l'intérieur de l'hôte et des clients. C'est un beau système de gestion de contenu.

AlwaysOn : Notre modèle est le même que vous—nous avons privilégié Drupal pour notre première version.

Mayfield : Il y a aussi des gens qui font des choses merveilleuses, je pense notamment à  Zack Rosen  et aux types chez CivicSpace Labs. Et je dirais probablement que la partie la plus pertinente de leur communauté de développeurs est véritablement moins des types comme vous et plus des types impliqués dans la politique internet. Quelle que soit l'ironie que vous pouvez avoir avec la Campagne Dean qui a poussée Tony de AlwaysOn. Nous pouvons tous l'accepter.

AlwaysOn : A qui vendez-vous ?

Mayfield : Cela dépend de qui achète.

AlwaysOn : Mon département TI est de toutes les façons trop occupé pour prêter attention à quelque chose de nouveau.

Mayfield : D'abord, nous vendons à une ligne d'hommes d'affaires qui ont rencontré un problème. "Je dois faire que ce groupe de travail collabore." "Je dois faire quelque chose sur ce processus, ce problème." Ensuite, ces personnes peuvent venir essayer une période de 30 jours sur le site web et commencer à utiliser le service hébergé. Ils ont quelque succès. Alors, ils créeront un nouvel espace pour un nouveau projet. Cela éclot en une sorte de modèle d'adoption dirigé du bas vers le haut qui arrive naturellement dans l'entreprise, et puis nous sommes sous le radar du département TI. Puis avec les TI, nous travaillerons sur les problèmes. "Vous avez obtenu mes données les plus sensibles, mes conceptions de produits sont dehors là sur quelque service hébergé." Alors, nous devons travailler avec le département des TI pour le déployer dans le centre de données en interne. Nous faisons tout le travail d'intégration dont j'ai parlé avant, et à un certain stade, nous commençons à parler avec les cadres exécutifs. Cela ressemble à quelque chose comme , "Hé, ce n'est pas simplement de la technologie, c'est de la technologie sociale qui peut être aussi un instrument pour un changement positif." Et c'est là où les conversations les plus intéressantes commencent à démarrer.

C'est le quatrième des cinq extraits d'un entretien produit récemment par Tony Perkins et Rich Seidner de Always On.

AlwaysOn : Y'a t'il du revenu avec ça ?

Mayfield : Je ne dévoile pas ce type de chose. Mais c'est bon.

AlwaysOn : Nous ferons $3 millions, et n'avons eu aucun investisseur. C'est vraiment très bien.

Mayfield : Vraiment bien aussi. La chose intéressante à signaler aussi est que nous avons fait tourner cette société sur Socialtext, Skype, FreeConference.com, et ainsi de suite. Sur l'open source, sur du hardware, obtenu le support, sortant tôt, allant en itération très tôt avec les clients et en les impliquant dans les innovations dès que nous les sortions. Beaucoup de moyens—je pense simplement que c'est le modèle que la plupart des startups vont adopter. Il existe un modèle alternatif qui commence à flotter aux alentours en ce moment : "Je suis en 'serial entrepreneur' qui revient de cinq années de retraite. Je vais construire cette fonctionnalité unique que Google est en train de manquer et je vais l'envoyer, vous savez après un rapport de 50 ou 100 de retour sur investissement." Alors vous avez des gazillions de choses comme ça surgissant dans la Vallée. Vous savez, aucune rigueur financière que ce soit dans n'importe quel investissement. C'est une espèce différente de startup. Pas en train d'essayer de construire de grandes sociétés mais disant spécifiquement "Je cède sur cette dispute ; cette mauvaise nouvelle est un produit du futur. C'est le futur et je vais simplement directement aller voir la personne qui va me l'acheter. Et si ça ne marche pas, je la laisserai tomber."

AlwaysOn : Que pensez-vous de ça ?

Mayfield : Je pense que cela va être une tonne de capital gaspillé. Je pense que c'est une autre petite mini-bulle que nous allons traverser. Si vous voyez ce que je veux dire.

AlwaysOn : Que pensez-vous des agrégateurs RSS ?

Mayfield : Du bien, je les adore en tant qu'utilisateur et c'est une bonne chose. Je pense que vous avez différents modèles.

AlwaysOn : Est-ce un signe ?

Mayfield : Pas du tout. Vous regardez la totalité des offres de newsgators par exemple. Vous avez le plugin Outlook mobile email media et l'offre fondée sur le web. Je lis tout, il synchronise et sait ce que j'ai lu. Maintenant, vous l'ajouter à une application entreprise. C'est un modèle similaire au nôtre, où vous laissez tomber cette chose dans le data center et vous pouvez employer et gérer ces plugins Outlook de façon centralisée. Vous distribuez RSS comme si c'était de l'e-mail ainsi pas trop de changement de comportement pour les utilisateurs normaux. Mais c'est assez suffisant d'un changement d'habitude qu'ils peuvent apprendre quelque chose de nouveau et avoir véritablement leurs capacités augmentées. L'autre modèle, l'autre business, c'est un peu comme le nôtre. Vous vendez du logiciel entreprise, et faire quelques deals supplémentaires du côté média. J'ai simplement décrit un système. Et l'autre partie est : Pensez à la valeur de ce système simplement comme un exemple. Avec des outils comme Socialtext, vous générez des gouttes de RSS à gauche et droite et Movable Type et toutes ces autres choses.

AlwaysOn : Quoi de neuf avec Movable Type de Six Apart ?

Mayfield : Vous pouvez les botter. Je pense que ce qu'ils font est vraiment bien. Saviez-vous qu'ils avaient acquis Live Journal . La plupart des gens ne vont pas fuir. La plupart des gens ne veulent pas avoir encore une identité sur le web. Ils ne sont pas tout à fait prêts pour ça. La plupart des gens cliquent sur une icône orange RSS et pensent que leur navigateur est cassé. Ce qu'ils ont fait avec l'acquisition de Live Journal est fondamentalement de racheter le marché de masse. Et celui qui blogue avec des hauts et des bas. Ils ont en quelque sorte des offres pour la publication d'entreprise. Ils ont Type Pad, que j'utilise, qui roule. Et ils font ça tout seul. Je veux dire qu'ils vont seuls contre Google et Yahoo et tous les autres. Et à un certain stade, l'un d'eux va se réveiller et y aller, "Vous savez, le marché est déjà entre les mains de ce qui serait autrement une société minuscule que nous aurions laissé en quelque sorte seule trop longtemps."

AlwaysOn : Que se passe t'il dans le réseau social tel que nous le connaissons ?

Mayfield : Je pense que nous en sommes déjà à une étape plus mâture, où quelques-unes des plates-formes ont fait leurs preuves. Je pense qu'il est prudent de dire que LinkedIn a non seulement démontré une croissance vitale nécessaire pour saisir ce marché. Ils l'ont fait. Ils ont eu quelques concurrents dont tout le monde a pu se soucier, comme Spoke ; ce sont des sortes de chutes sur le côté parce que leurs modèles ne prenaient pas en compte l'intimité personnelle et le choix.

AlwaysOn : Ainsi Spoke est il sorti du business ?

Mayfield : Non je pense qu'ils sont tombés sur une encoche ; un joli moyen de le dire. Ainsi ils génèrent aussi du revenu. Ils ont un certain nombre de canaux de revenu. Ils sont désormais cette grosse plate-forme communautaire ; une communauté où ils couchent toutes sortes de choses. C'est un exemple. Je pense qu'il y a d'autres qui sont encore en train de travailler pour se prouver eux-mêmes, particulièrement du point de vue consommateur. Je pense que les récents mouvements chez Friendster ont montré en quelque sorte que ce "social networking comme de la téléréalité" peut ne pas se montrer être un business rentable. C'est un grand pas que de se retirer et de couper un paquet de deals du démarrage. Je pense qu'ils ont perdu le jour où ils ont décidé de fermer Friendster. Je pense que vous les voyez  véritablement implémentés et fonctionnant vraiment bien dans des endroits où ils sont arrivés un petit peu plus tard.
Flickr, n'est-ce pas ? Là vous avez une sociologie centrée sur l'objet. Les gens vont sur un objet ; dans ce cas une image, et ils racontent toutes sortes d'histoires autour de cet objet. Au lieu de mettre le focus sur les personnes et leurs visages et les connexions entre elles. Il existe une interaction pour les gens à avoir ici. Et une raison pour maintenir un répertoire d'histoires en un seul endroit. Je pense que Flickr est vraiment bien réalisé. Et maintenant que vous le voyez, encore du côté du réseau social, le logiciel social est encore en train d'exploser. Vous savez que cela a pris beaucoup de temps du côté de l'entreprise pour avoir son du. Je n'ai pas couru autour il y a deux ans sur la base d'un coin de nappe. Je suis venu et j'ai construit un vrai business et montré comment il pouvait grandir. Puis, j'ai pu avoir l'investissement dont nous avions besoin. Les trucs de consommateur internet sont encore des patates chaudes hors de contrôle. Mais il existe des modèles cools et innovants comme del.icio.us,Plazes, EVDB et d'autres qui font des choses. Vous savez, surtout une seconde génération de logiciel social comme Flickr. Et ils ont obtenu une magnifique traction utilisateur. Ainsi, ce sont ces types de choses qui font que le réseau social continue à fonctionner.

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